Chaque année, les maisons d’édition d’ici proposent aux lecteur·trice·s une grande diversité de titres. L’édition québécoise est d’une immense vitalité, elle est contemporaine, universelle et variée. Quelque 6500 livres sont publiés annuellement, que ce soient des livres pratique, des essais, des romans, de la poésie, du théâtre, des manuels scolaires, de la bande dessinée, des livres jeunesse, etc. Au prorata de la population, le volume d’édition est comparable à celui de la France, de l’Italie et de l’Allemagne.
Soulignons aussi qu’au Québec, les ventes de livres sont plus de cinq fois supérieures aux ventes de billets de cinéma et quatre fois supérieures aux billets de spectacle; elles représentent un marché de 600 millions de dollars. Selon les plus récentes données de la Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ), les domaines éditoriaux les plus importants sont : langue et littérature (45 %), sciences sociales (10 %), philosophie, psychologie et religion (9 %), histoire (7 %) et technologie (7 %). Cette section propose un survol rapide des différents secteurs.
Selon le « Bilan du marché du livre au Québec 2024 » de Gaspard, le marché du livre au Québec se porte bien et a terminé l’année en consolidant la valorisation acquise pendant et après la pandémie (2020 : +2,5 % ; 2021 : +16,3 % ; 2022 : +0,3% ; 2023 : +2,3 %). L’année 2024 affiche un résultat positif de +6,9 %. Les ventes réalisées auprès des collectivités ont bondi de +11,6 %. À elle seule, la catégorie Jeunesse y fait un bond de +20,1%. Les catégories qui la suivent de près sont la BD (+11,8%) et le Scolaire (9,4%). Nous notons un bond de +59,6 % de la littérature sentimentale, qui surfe sur une vague initiée en 2021. C’est en fait toute la catégorie Littérature qui reprend du poil de la bête (+10,9%), après deux années postpandémiques au neutre (2022: -1,8% ; 2023 : +1,6%).
En 2024, l’édition québécoise est propulsée en haut du podium avec un résultat annuel de +8,5%, alors que la production étrangère termine toute de même plus fort que l’an dernier (+4,8 %). Depuis deux ans, les bilans haussiers annuels allaient plutôt du côté du livre étranger.
En savoir plus sur l’écosystème du livre
L’Association des distributeurs exclusifs de langue française (ADELF) propose sur son site web des schémas et du contenu vidéo pour mieux comprendre l’écosystème du livre.