Mot du président et de la directrice générale

Mot du président

 

Photo : Andréanne Gauthier

 

Fondé en 1992 à la suite de la fusion de l’Association des éditeurs (1943) et la Société des éditeurs de manuels scolaires du Québec (1960), l’ANEL représente aujourd’hui la plus grande et importante association du livre francophone au pays. Elle réunit aujourd’hui tout éditeur sérieux (environ 115 éditeurs) qui a à cœur la défense du droit d’auteur et de la liberté d’expression.

L’ANEL réunit autant des jeunes éditeurs (par exemple Pow Pow ou Alaska) que des éditeurs qui sont dans le paysage éditorial depuis longtemps (on n’a qu’à penser ici aux Éditions de l’Homme ou au Boréal). C’est le carrefour où se côtoient tous les genres : du roman au manuel scolaire, en passant par la poésie, le guide pratique, le recueil de nouvelles, le cahier d’activité pédagogique, l’essai, l’album jeunesse et le théâtre. Tous les membres sont guidés autour d’un même objectif : stimuler la lecture, lutter contre l’analphabétisme et mettre de l’avant des œuvres édités au pays par des créateurs d’ici.

L’ANEL représente notre profession auprès des gouvernements et des organismes subventionnaires, plus encore pendant la période d’incertitude imposée par la pandémie mondiale actuelle : crédit d’impôt, programmes de traduction à la SODEC et au Conseil des arts du Canada, défense des intérêts des éditeurs auprès des ministères de la Culture et de l’Éducation, aide à l’exportation sous toutes ses formes, aide à la numérisation, et pression constante pour mettre de l’avant la qualité des livres québécois et canadiens afin d’encourager une politique d’achat de livres d’ici auprès des lecteurs et des bibliothèques. À cet effet, la dernière année nous a permis de faire un bond de géant alors que le gouvernement du Québec en a fait une priorité.

L’ANEL, c’est une participation essentielle sur toutes les délégations et tous les comités importants de notre industrie : Copibec, la Banque de titres de langue française (BTLF), le Comité-conseil sur l’évaluation des ressources didactiques (CCERD), Francfort 2020 (Canada FBM2020), Livres Canada Books (LCB), la Commission du droit du prêt public (CDPP), l’Observatoire de la culture et des communications (OCCQ), la nouvelle table de concertation Livres Québec, l’Union internationale des éditeurs (UIE), etc. Sans parler des nombreuses rencontres avec les autres associations et sociétés phares comme l’ALQ, les LIQ, BAnQ, l’UNEQ, l’ADELF et les salons du livre.

L’ANEL c’est également des comités sur la promotion, le droit d’auteur, les finances, le numérique, l’exportation, le perfectionnement, l’édition scolaire, et aussi, depuis 2020, sur l’écologie du livre et sur la diversité, qui n’est pas assez présente et visible dans notre industrie culturelle. Sans oublier le groupe d’éditrices chevronnées qui a mis sur pied le comité pour un milieu de l’édition sans violences sexuelles, ni harcèlement. L’objectif de ces comités, très actifs, est de mettre les expertises individuelles de chacun au service du bien commun de l’édition et du livre d’ici, de collaborer avec les autres instances du livre et de faire rayonner les auteurs et autrices d’ici. Ainsi sont nés des projets collectifs comme l’entrepôt ANEL-De Marque, les pavillons de la poésie, le Québec invité d’honneur au Salon du livre de Genève, les Prix littéraires des enseignants de français, la revue Collections et tant d’autres encore.

Depuis plusieurs mois, la refonte de la Loi du droit d’auteur au fédéral et la réflexion bien entamée sur les Lois sur le statut de l’artiste au provincial sont des enjeux fondamentaux qui monopolisent notre comité du droit. La défense du droit d’auteur est un élément fondateur de notre Association et tout changement ou brèche dans la Loi a des impacts énormes sur notre profession. L’exception pédagogique illustre bien les risques d’une loi mal ficelée. C’est pourquoi ces dossiers restent prioritaires et seront suivis de très près.

Finalement, l’ANEL c’est aussi une permanence d’une dizaine de personnes dirigées par Karine Vachon, notre nouvelle et dynamique directrice en poste depuis le 1er décembre 2020. Elles travaillent toutes d’arrache-pied pour faire rayonner un peu plus et un peu mieux le livre québécois et franco-canadien.

Sans l’Association notre profession ne serait pas ce qu’elle est aujourd’hui. La force des membres lui procure un leadership incontesté dans industrie. Merci à tous ceux et celles qui s’y engagent et y investissent du temps, les lecteurs et les lectrices vous en remercient.

Le président
Arnaud Foulon, Groupe HMH
Janvier 2021

Mot de la directrice générale

Le mot sera en ligne sous peu