Chaque année, les maisons d’édition d’ici proposent aux lecteur·trice·s une grande diversité de titres. L’édition québécoise est d’une immense vitalité, elle est contemporaine, universelle et variée. Quelque 6500 livres sont publiés annuellement, que ce soient des livres pratique, des essais, des romans, de la poésie, du théâtre, des manuels scolaires, de la bande dessinée, des livres jeunesse, etc. Au prorata de la population, le volume d’édition est comparable à celui de la France, de l’Italie et de l’Allemagne.
Soulignons aussi qu’au Québec, les ventes de livres sont plus de cinq fois supérieures aux ventes de billets de cinéma et quatre fois supérieures aux billets de spectacle; elles représentent un marché de 600 millions de dollars. Selon les plus récentes données de la Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ), les domaines éditoriaux les plus importants sont : langue et littérature (45 %), sciences sociales (10 %), philosophie, psychologie et religion (9 %), histoire (7 %) et technologie (7 %). Cette section propose un survol rapide des différents secteurs.
Selon le « Bilan du marché du livre au Québec 2025 » de Gaspard, le marché du livre au Québec affiche un mince recul (-0,5 %) pour la première fois après plusieurs années de croissance soutenue (+6,9 % en 2024 et +2,3 % en 2023). Ce recul se reflète en particulier dans les ventes aux collectivités (-7,9 %). En revanche, les ventes au détail progressent de 4,6%. Par ailleurs, la littérature connaît une hausse de 3,8%, portée entre autres par la sous-catégorie Policier, thriller (+14,6%), alors que la littérature sentimentale, locomotive du segment depuis 2021, connaît un léger recul de 2,6%. On note également le bon spectaculaire qu’enregistre la catégorie Politique et administration publique (+32,6%). Toutefois, la diminution des ventes aux collectivités a une incidence au niveau global, notamment dans la catégorie du livre jeunesse (-3,1 %), tandis que la bande-dessinée se stabilise (+1,6%).
Enfin, après avoir dépassé l’édition étrangère l’an dernier, les ventes du livre québécois sont en baisse (-3,8%), tout comme celles en littérature québécoise (-1,9%), au profit des éditeurs étrangers, qui enregistrent une hausse de 3,4% au global, et de 8,3% en littérature.
En savoir plus sur l’écosystème du livre
L’Association des distributeurs exclusifs de langue française (ADELF) propose sur son site web des schémas et du contenu vidéo pour mieux comprendre l’écosystème du livre.