L’ANEL préoccupée par le recul des ventes de livres en 2025
- ANEL
- Communiqué
Bilan Gaspard 2025 du marché du livre au Québec
Le Bilan Gaspard 2025 du marché du livre au Québec, publié par la Banque de titres de langue française (BTLF), affiche un léger recul des ventes qui suscite des préoccupations au sein de l’Association nationale des éditeurs de livres (ANEL) et de ses membres. Cette tendance touche particulièrement le livre québécois (-3,8 %), l’édition jeunesse (-6,8 %) et les ventes aux collectivités (-7,9 %). Sans être surprenant, ce repli confirme les inquiétudes exprimées ces derniers mois par le milieu du livre et de l’édition.
Toute l’année, l’ANEL et plusieurs partenaires du milieu du livre ont rappelé l’importance de renouveler l’offre et les collections de livres à l’école afin de soutenir la réussite scolaire, d’entretenir le goût de la lecture et de favoriser l’intérêt pour notre culture. Invités à participer à l’exercice d’optimisation budgétaire du ministère de l’Éducation, des écoles et des conseils scolaires ont malheureusement dû réduire leurs achats de livres. L’ensemble de l’écosystème du livre subit aujourd’hui l’effet des pressions exercées sur le milieu de l’éducation, alors même que l’intérêt pour les livres québécois et franco-canadiens, tout comme la formation des grand·e·s lecteur·trice·s de demain, se construit largement à l’école. La faible hausse du portefeuille de l’éducation annoncée dans le plus récent budget provincial n’a rien pour rassurer le secteur, qui réitère l’importance de mieux protéger les budgets des acquisitions de livres.
« Légèrement en croissance ces dernières années, le marché du livre au Québec connaît une baisse préoccupante pour l’ensemble des acteurs du livre. Rappelons que, malgré le dynamisme du secteur, qui se démarque chaque année par des initiatives à succès comme “Le 12 août j’achète un livre québécois”, les maisons d’édition sont confrontées à des défis d’envergure. On peut nommer la hausse des frais de transport et d’impression (+30 %), la forte concurrence étrangère et les enjeux du développement de l’intelligence artificielle, avec une accentuation du piratage… Les conditions socioéconomiques des professionnels de l’édition sont de plus en plus précaires. Le fragile écosystème du livre au Québec vacille et c’est inquiétant », affirme Karine Vachon, la directrice générale de l’ANEL.
Après avoir surpassé l’édition étrangère l’an dernier, avec une part de marché de 53,7%, l’édition québécoise a eu plus de difficultés en 2025 à rivaliser avec les nombreux best-sellers étrangers. Cette situation rappelle l’importance de soutenir la valorisation et la découvrabilité des œuvres d’ici afin de maintenir l’engouement du grand public pour notre littérature et de préserver l’équilibre fragile de notre écosystème du livre. Plusieurs voix d’ici continuent néanmoins de se démarquer dans les palmarès de ventes, notamment dans la catégorie Politique et administration publique, qui enregistre la plus forte croissance (+32,6 % en valeur) et où plusieurs titres offrent des repères précieux pour mieux comprendre le contexte géopolitique actuel.
À propos de l’ANEL
L’ANEL rassemble la grande majorité des maisons d’édition de langue française au Québec et au Canada. Ses membres publient des romans, des essais, de la poésie, du théâtre, des livres pour la jeunesse, des guides pratiques, des manuels scolaires, des textes scientifiques et plus encore. L’ANEL les représente et les soutient afin de favoriser la santé de l’édition québécoise et franco-canadienne ainsi que le rayonnement du livre et de ses créateur·trice·s à l’échelle nationale et internationale, notamment à travers des projets d’exportation de son comité Québec Édition. Elle est membre de l’Union internationale des éditeurs (IPA) et de la Coalition pour la diversité des expressions culturelles (CDEC).
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Source :
Audrey Perreault | Directrice des communications et des services aux membres
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