Mot du président et du directeur général

Mot du président

 

Photo : Andréanne Gauthier

Comme La Grande Hermine a mené Jacques Cartier et ses matelots vers le Nouveau Monde, l’ANEL est ce grand navire de l’édition qui guide plus d’une centaine d’éditeurs québécois et franco-canadiens vers ses lecteurs, nouveaux ou acquis. L’Association nationale des éditeurs de livres (fondée en 1992) offre des repères, soutient la croissance et assure le rayonnement de notre littérature d’un océan à l’autre et même aux quatre coins du globe. Elle réunit tout éditeur sérieux qui a à cœur la défense du droit d’auteur et de la liberté d’expression, et qui souhaite assurer à ses œuvres et ses auteurs un plus large rayonnement. Aujourd’hui, tout éditeur québécois ou franco-canadien digne de ce nom doit être membre de l’ANEL.

L’ANEL réunit autant des jeunes éditeurs (par exemple Fonfon ou Ta mère) que des éditeurs qui sont dans le paysage éditorial depuis longtemps (on n’a qu’à penser ici à Fides ou aux Éditions de l’Homme). C’est le carrefour où se réunissent la poésie, le guide pratique, le roman, le manuel scolaire, le recueil de nouvelles, le cahier d’activité pédagogique, l’essai, l’album jeunesse ou le théâtre. Tous les membres sont guidés autour d’un même objectif : stimuler la lecture et lutter contre l’analphabétisme avec les livres édités par des professionnels d’ici.

L’ANEL représente notre profession auprès des gouvernements et des organismes subventionnaires : allégement du crédit d’impôt, programmes de traduction à la SODEC et au Conseil des arts du Canada, défense des intérêts des éditeurs dans les programmes scolaires du gouvernement provincial, pression pour une politique d’achat de livres québécois dans les bibliothèques de la province, aide à l’exportation sous toutes ses formes, aide à la numérisation, etc., etc., etc.

L’ANEL, c’est une participation essentielle sur toutes les délégations et tous les comités importants de notre industrie : Copibec, la Banque de titres de langue française (BTLF), la Commission du droit du prêt public (CDPP), le Comité-conseil sur l’évaluation des ressources didactiques (CCERD), Francfort 2020 (FBM2020), Livres Canada Books (LCB), l’Observatoire de la culture et des communications, la Table de concertation interprofessionnelle du livre, l’Union internationale des éditeurs (UIE), la Coalition pour culture et les médias et plusieurs autres. Sans parler des nombreuses rencontres avec les autres associations et sociétés phares comme la SODEC, l’UNEQ, l’ALQ, les Salons du livre, BANQ, l’ADELF, …

L’ANEL c’est également des comités sur la promotion, le droit d’auteur, le numérique, le perfectionnement, les livres scolaires, notamment, dont, encore une fois, l’objectif est de mettre les expertises individuelles de chacun au service du bien commun de l’édition et du livre d’ici. Ainsi sont nés des projets collectifs comme l’entrepôt ANEL-De Marque, les pavillons de la poésie, le Québec invité d’honneur à Genève, le concours Booktube, les Prix littéraires des enseignants de français, la revue Collections et tant d’autres encore.

Finalement, l’ANEL c’est aussi une permanence d’une dizaine de personnes qui travaillent d’arrache-pied pour faire vivre un peu plus et un peu mieux les œuvres éditées par des éditeurs québécois et franco-canadiens.

Sans l’Association notre profession ne serait pas ce qu’elle est aujourd’hui. La force des membres en fait le leader incontesté de notre industrie. Merci à tous ceux et celles qui s’y engagent et y investissent du temps, les lecteurs et les lectrices vous en remercient.

Le président
Arnaud Foulon, Groupe HMH

Mot du directeur général

 

Photo : Mélanie Vallières

Née en 1992 de la fusion entre l’Association des éditeurs (1943) et la Société des éditeurs de manuels scolaires du Québec (1960), l’Association nationale des éditeurs de livres (ANEL) regroupe plus d’une centaine de maisons d’édition de langue française au Québec et au Canada, maisons qui publient sous plus de 140 marques d’édition. L’ANEL qui célébrait en 2017 ses 25 ans est devenue une association forte, représentative et respectée dans le monde culturel québécois et canadien. La trentaine d’entreprises du livre qui ont rejoint l’Association ces huit dernières années témoigne de son renouveau et de son dynamisme.

L’ANEL s’est toujours donné comme mission de soutenir la croissance de l’industrie de l’édition et d’assurer le rayonnement du livre québécois et franco-canadien à l’échelle nationale et internationale. Ces dernières années, elle a rempli cette mission en acceptant de nombreuses invitations d’honneur faites au Québec sur la scène internationale que ce soit à Bruxelles, à Genève ou à Paris, prestations assurées par son comité Québec Édition. Ce comité lançait en 2013, son programme Rendez-vous, un des programmes de fellowship des plus audacieux qui interpellent non seulement les éditeurs étrangers, mais aussi les libraires francophones d’ailleurs. Avec sa collègue du Canada anglais, ACP (Association of Canadian Publishers), l’ANEL pilotera la présence de l’édition canadienne à la Foire du livre de Francfort en 2020 alors que le Canada y sera l’hôte d’honneur.

Sur la scène nationale, l’ANEL a multiplié les opérations promotionnelles. Qu’il s’agisse des Pavillons de la poésie sur les salons du livre québécois, de la revue Collections, du concours booktube Livre-toi, des prix littéraires des enseignants de français AQPF-ANEL, des programmes de publicités collectives, de la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur, l’Association a résolument pris un tournant promotionnel.

Sur le plan politique, l’ANEL poursuit ses représentations auprès des gouvernements du Canada et du Québec, les ministères et les Sociétés d’État dans des dossiers de première importance comme le droit d’auteur et le soutien à l’édition de livres, la littératie et la primauté de la langue française. Ses comités exercent des veilles sur de nombreux dossiers comme ceux qui relèvent du numérique, des innovations technologiques, de l’édition scolaire et de l’éducation. Elle a mis sur pied des programmes de formation et de perfectionnement professionnel adaptés aux divers besoins de ses membres. Enfin, elle maintient des relations productives avec les autres associations du livre au Québec et au Canada.

En représentant les intérêts de la profession d’éditeur, l’Association nationale des éditeurs de livres prône la liberté d’expression, le respect du droit d’auteur et l’accès universel au livre comme outil d’apprentissage.

Le directeur général
Richard Prieur