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BRÈVE HISTOIRE DU LIVRE AU QUÉBEC

Brève histoire littéraire

Une littérature aux accents d'Amérique
Du terroir à la ville
Le Refus global
Le renouveau du roman
Les femmes prennent la parole
Écrire l'Amérique
Des best-sellers québécois
Des voix venues d'ailleurs
De nouvelles voix
Une dramaturgie mondialement reconnue

Une littérature aux accents d'Amérique

Qu'une littérature d'expression française ait pu se développer sur le continent américain relève en quelque sorte du miracle. Cette littérature a dû en effet se constituer en relevant deux défis considérables. Le premier est d'origine géographique et démographique : comment s'épanouir et survivre au sein d'une écrasante majorité anglo-saxonne, c'est-à-dire presque 300 millions d'Américains ? Le second défi est d'ordre sociohistorique : la Conquête anglaise de 1760 aurait normalement dû entraîner l'assimilation des anciens sujets. Il n'en fut rien, on le sait. Des récits de Jacques Cartier jusqu'aux romans de Réjean Ducharme, de Gaston Miron à Ying Chen, d'Hubert Aquin à Claude Jasmin, la littérature fut l'un des moyens d'expression culturelle qui a permis aux Français d'Amérique de survivre et de s'épanouir.

À quand remonte la littérature québécoise ? « La littérature québécoise est un avenir, un projet dont on trouve des signes au xixe siècle, et qu'on retrace jusqu'au xvie . Est-ce une tradition ? C'est une tradition ‘à inventer', des lectures à faire, des relectures, à mesure que se développent (surtout depuis 1945) la curiosité et les appétits. », écrit le professeur Laurent Mailhot, auteur d'une remarquable synthèse intitulée La littérature québécoise (Typo, 1997). Chose certaine, la littérature québécoise telle qu'elle se présente en 1999 est une littérature moderne, contemporaine et universelle; une littérature qui, peu à peu, développe sa personnalité, son autonomie. Une littérature qui a dorénavant « ses » classiques. Une littérature qui, du reste, n'a plus rien de folklorique et qui cherche à combattre les perceptions souvent erronées qui subsistent encore à son égard en France ou ailleurs en Europe.

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Du terroir à la ville

Les spécialistes de la littérature québécoise ont beaucoup écrit sur les voies multiples empruntées par le roman québécois depuis le début du siècle. La littérature d'expression française en Amérique a en effet traversé diverses phases. On s'entend généralement pour désigner le roman du début du siècle comme étant le roman du terroir. À cette époque, la terre est un mythe, un symbole de durée que rien ne saurait perturber, rappellent les auteurs de Littérature québécoise : Des origines à nos jours (HMH, 1996). « Au pays de Québec rien ne doit mourir et rien ne doit changer », écrit Louis Hémon dans Maria Chapdelaine (1916), premier best-seller de la littérature canadienne française et… principal ouvrage à l'origine de cet exotisme immensément réducteur qui colle encore parfois à la littérature québécoise.

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Félix-Antoine Savard (Menaud, maître-draveur, 1937) a signé, vingt-trois ans après Maria Chapdelaine, une autre des oeuvres fondatrices de la littérature québécoise, tout comme Trente arpents (1931) de Ringuet (Philippe Panneton) . Avec Le Survenant (1945) puis Marie-Didace (1947), Germaine Guèvremont marquait la fin d'un cycle en mettant en scène un nomade épris d'aventure. L'action se déroule aux environs de Sorel, dans le Chenal-du-Moine, mais, comme l'écrit Laurent Mailhot : « malgré le mackinaw, le frette et les chanquiers, le diptyque pourrait se situer en Sologne, en Camargue ou dans la plaine du Pô ».

Avec Au pied de la pente douce (1944), Roger Lemelin raconte son enfance dans la Basse Ville de Québec et signe du coup le premier roman de la ville.

La ville deviendra par la suite très présente dans le roman québécois. Dans Bonheur d'occasion (1945), classique d'entre les classiques québécois, Gabrielle Roy décrit à travers le destin de Florentine Lacasse les difficultés de la classe ouvrière canadienne française dans le quartier montréalais de Saint-Henri. Traduit en une quinzaine de langues, ce roman vau-dra à Gabrielle Roy le prix Fémina (1947).

Si le roman se transforme, la poésie en fait autant. À la fin des années 40 et au début des années 50, de nouvelles voix se font entendre. Tandis qu'Émile Nelligan (1879-1941) et les poètes de l'École littéraire de Montréal se réclamaient de Baudelaire, Verlaine et Rimbaud, Saint-Denys Garneau (Regards et Jeux dans l'espace, 1937), Alain Grandbois (Les Îles de la nuit, 1944), Rina Lasnier (Ce Chant de la montée, 1947) et Anne Hébert (Le Tombeau des rois, 1953) jettent chacun à leur façon les balises de la nouvelle poésie québécoise, une poésie des profondeurs.

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Le Refus global

Ce n'est pas par hasard que le Québec a célébré avec tant de faste les 50 ans de Refus global en 1998. La parution de ce manifeste, rédigé en 1948 par le peintre automatiste Paul-Émile Borduas et endossé par une quinzaine d'intellectuels et d'artistes, constituait un événement capital dans l'histoire de la culture québécoise et allait modifier à jamais le parcours des créateurs. De 1944 à 1959, le gouvernement de Maurice Duplessis impose un régime d'hégémonie au Québec. Conservateur à outrance, fervent défenseur d'un nationalisme étroit s'appuyant sur la religion et l'agricul-ture, Duplessis a maintenu le Québec dans une grande noirceur.

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Au début des années 60, une nouvelle conscience nationale s'exprime à travers les poètes de l'Hexagone et de Parti-Pris. Roland Giguère (L'âge de la parole, 1965), Gilles Hénault (Sémaphore, 1962), Paul Chamberland (L'Afficheur hurle, 1964), Fernand Ouellette et Jacques Brault (Mémoire, 1965) sont parmi ceux qui prennent la parole. L'engagement des poètes culminera dans la célèbre Nuit de la poésie de 1970.

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Alice Parizeau, Anne Hébert

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Le renouveau du roman

Le roman n'échappera pas au renouveau qui secoue toutes les formes d'expression artistique. Déjà, dans les années 50, quelques figures majeures sont apparues. Parmi celles-ci, il faut mentionner André Langevin (Poussière sur la ville, 1953), Yves Thériault (Agaguk, 1958) et Gérard Bessette (Le libraire, 1960).

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C'est au cours des années 60 qu'apparaîtront successivement ceux qui deviendront les « monuments » de cette jeune littérature et qui exploreront toutes les formes du roman. Jacques Ferron (Contes du pays incertain, 1962), Hubert Aquin (Prochain épisode, 1965), Marie-Claire Blais (Une saison dans la vie d'Emmanuel), prix Médicis en 1965, Claude Jasmin (Pleure pas, Germaine), Jacques Godbout (Salut Galarneau, 1967), Victor-Lévy Beaulieu (Race de monde, 1969) et Anne Hébert (Kamouraska, 1970) ont donné à la littérature québécoise ses lettres de noblesse.

C'est au cours de cette même décennie, en 1966 plus précisément, que Gallimard découvre Réjean Ducharme (L'Océantume, L'Avalée des avalés, 1966) et son univers. L'essentiel de son oeuvre paraîtra en France. Très peu d'auteurs québécois ont vu leurs manuscrits publiés par des éditeurs français. Marie-Claire Blais, Jacques Godbout, Anne Hébert, Robert Lalonde et Suzanne Jacob sont du nombre.

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Marie Laberge, Monique Proulx, Suzanne Jacob

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Les femmes prennent la parole

La mouvance féministe des années 1970 a considérablement marqué la littérature québécoise. Ainsi, entre 1976 et 1980, 40 % de la production littéraire québécoise a été l'oeuvre de femmes, comme le notent les auteurs du Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec. Louky Bersianik a donné le ton en 1976 avec L'Euguélionne, un retentissant texte féministe. La poète et dramaturge Denise Boucher a fait époque avec sa pièce Les fées ont soif (1978). Les femmes québécoises ont investi tous les champs du discours, la poésie (Nicole Brossard, Marie Uguay, Claudine Bertrand, Madeleine Gagnon), le théâtre (Marie Laberge, Pol Pelletier) et le roman (Yolande Villemaire, Suzanne Jacob).

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Elles ont ouvert la voie à d'autres femmes devenues figures importantes de la littérature québécoise, dont Élise Turcotte (Le Bruit des choses vivantes, 1992), Monique Proulx (Homme invisible à la fenêtre, 1993), Hélène Dorion (Sans bord, sans bout du monde) et Denise Désautels (Le Saut de l'ange).

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Écrire l'Amérique

L'une des grandes tendances du roman québécois des années 70 et 80, de l'avis de plusieurs commentateurs de la littérature québécoise, tient de l'exploration de l'Amérique. Tandis que Michel Tremblay livre ses Chroniques du Plateau Mont-Royal, les mythes et les lieux américains entrent dans la littérature québécoise. Le roman Volkswagen Blues (1984) de Jacques Poulin, racontant la traversée des États-Unis par un écrivain, illustre bien ce courant dont Monique LaRue (Copies conformes) et Jacques Godbout (Une histoire américaine) ont eux aussi, à leur manière, tâté.

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Des best-sellers québécois

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Yves Beauchemin, Arlette Cousture

Pour la première fois, au cours des années 80, des romans québécois ont atteint le statut de véritable best-seller. Avec Le Matou (1981), Yves Beauchemin a connu un retentissant succès non seulement au Québec mais aussi en France, où son roman fut publié par les éditions De Fallois. Arlette Cousture fit de même en 1985 avec son roman historique Les filles de Caleb, lequel fut l'objet d'une adaptation télévisuelle tout aussi populaire.

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C'est au cours de ces mêmes années 80 qu'émergent de jeunes auteurs désireux de réinventer la littérature québécoise. Parmi eux, Christian Mistral (Vamp) et Louis Hamelin (La Rage), deux jeunes et fougueux écrivains qui portent en eux les espoirs et les colères de la nouvelle génération.

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Des voix venues d'ailleurs

L'un des phénomènes les plus marquants de la littérature québécoise des années 80 et 90 est la publication d'oeuvres d'auteurs immigrés qui ont choisi le Québec comme terre d'élection et le français comme langue de création. Ouverte à l'Autre, la culture québécoise s'est enrichie de voix venues d'ailleurs dont la présence et le succès témoignent à la fois du nouveau visage multiethnique du Québec et de l'ouverture au monde propre à une société moderne.

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Ying Chen, Marco Micone, Dany Laferrière

Ils viennent d'Haïti, comme Dany Laferrière (Comment faire l'amour avec un nègre, 1985, L'Odeur du café, 1991); d'Italie, comme Marco Micone (Le figuier enchanté, 1992); de France, comme Régine Robin (La Québécoite, 1983), du Brésil, comme Sergio Kokis (Le Pavillon des miroirs, 1994), du Liban, comme Abla Farhoud (Le Bonheur à la queue glissante, 1998) ou de Chine, comme Ying Chen (L'Ingratitude,Immobile, 1998). Et tous, à leur façon, redéfinissent la littérature québécoise et son identité, élargissent sa conscience et ses frontières. Parfaitement intégrés à leur société d'accueil, ils démontrent par leur production que le Québec n'est plus une société monolithique tournée vers son passé.

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* Ce prix littéraire du Gouvernement du Québec récompense un auteur pour l'ensemble de son oeuvre.
** Ce prix littéraire de la Fondation Émile-Nelligan récompense un auteur pour l'ensemble de son oeuvre.

Depuis quelques années, le Québec littéraire s'ouvre davantage aux auteurs anglophones de Montréal ou du reste du Canada. Il fut un temps où il fallait que les oeuvres des Margaret Atwood ou Robertson Davies soient traduites à Paris avant d'être découvertes à Montréal. Cette époque est révolue. Des auteurs comme Mordecai Richler, Trevor Ferguson et David Homel, un Américain ayant adopté le Québec, trouvent désormais une plus grande résonance auprès du public francophone québécois.

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De nouvelles voix

De rentrée en rentrée, de nouvelles voix, diverses, s'imposent dans le paysage littéraire québécois. Moins habités que leurs aînés par les questions d'identité et les aspirations nationales, ces auteurs explorent tous les possibles du roman. Bruno Hébert (C'est pas moi, je le jure), Stéphane Bourguignon (L'Avaleur de sable), Gaétan Soucy (L'Immaculée Conception, La Petite fille qui aimait trop les allumettes), Martine Desjardins (Le Cercle de Clara), Hélène Monette (Unless), Louise Dupré (La Memoria) Maxime-Olivier Moutier (Marie-Hélène au mois de mars) redessinent chacun à leur manière la nouvelle littérature québécoise. Au théâtre, ce sont les Alexis Martin, Wajdi Mouawad et Dominic Champagne qui montent désormais la garde.

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Jacques Brault, Gaston Miron, Gilles Hénault

Le roman québécois des années 90, note le professeur et critique Jacques Allard dans Le Roman mauve, publié en 1997, est souvent du type « méditatif ou interrogatoire ». C'est un roman songeur. « Parfois, devant la réussite indéniable de l'écriture québécoise, je me dis que ce roman pourrait devenir l'un des grands laboratoires du monde. », écrit-il.

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Hubert Reeves

Ce désir de s'ouvrir au monde qui anime les romanciers québécois, plusieurs essayistes l'éprouvent également. Et, dans plusieurs cas, avec succès. Nombre d'intellectuels et essayistes québécois ont acquis en France ou ailleurs dans le monde une réputation enviable. L'astrophysicien québécois Hubert Reeves (Poussière d'étoile) a fait école et appartient à la race rare des grands vulgarisateurs scientifiques.

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Normand Chaurette, Robert Lepage, Gratien Gélinas, Marcel Dubé

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Le philosophe montréalais Charles Taylor (Les sources du moi) est l'objet d'un intérêt particulier dans le monde francophone. Le spécialiste du management Henry Mintzberg est l'auteur d'ouvrages qui lui valent une réputation internationale, tout comme sa collègue Patricia Pitcher (Artistes, artisans, technocrates). Dans un registre plus populaire, le psychologue Guy Corneau (Père manquant, fils manqué) connaît un succès international.

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Parmi les essais plus importants de la littérature québécoise, il faut inclure La Question du Québec de Marcel Rioux, La Genèse de la société québécoise de Fernand Dumont, La Génération lyrique de François Ricard et l'oeuvre entière de Pierre Vadeboncoeur.

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Mordecai Richler, Henri Laborit, Michel Tremblay

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Une dramaturgie mondialement reconnue

C'est une pièce québécoise, Le Passage de l'Indiana du dramaturge Normand Chaurette, mise en scène par Denis Marleau, qui a ouvert avec succès le prestigieux Festival d'Avignon en 1996. Du coup, la vocation internationale du théâtre québécois fut consacrée. Outre Normand Chaurette, les Michel Tremblay, Marie Laberge, Robert Lepage, Michel Marc Bouchard, Denis Marleau et Gilles Maheu connaissent tous, à diverses échelles, de fructueuses carrières internationales.

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Robert Lalonde

L'histoire du théâtre québécois est aussi relativement récente. Jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, il n'existait pratiquement pas. La dramaturgie québécoise est en quelque sorte venue au monde avec le théâtre populaire de Gratien Gélinas (Tit-Coq, 1948.) Le prolifique Marcel Dubé prendra le relais au début des années 50 en introduisant au théâtre le milieu populaire montréalais (Zone, Un simple soldat) avant de mettre en scène la bourgeoisie québécoise (Les Beaux dimanches, Au retour des oies blanches). Dubé fut aussi l'un des plus célèbres auteurs de télévision. Michel Tremblay fera époque, en 1968, en créant Les Belles-Soeurs. Pour la première fois, un auteur québécois mettait sur scène des « gens ordinaires » du Plateau Mont-Royal et les faisait s'exprimer dans leur parler populaire, le joual.

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Pour Tremblay, c'était le début d'une oeuvre majeure, tant au théâtre que dans le roman. Ses pièces sont traduites dans toutes les langues et jouées dans des dizaines de pays.

Dans les années 80, une nouvelle génération de dramaturges et de gens de théâtre est apparue, portée par le désir de développer de nouvelles formes de pratiques théâtrales. Jean-Pierre Ronfard (Vie et mort du roi boiteux, 1981) et Robert Gravel, fondateur de la Ligue nationale d'improvisation (LNI) et du Nouveau Théâtre expérimental, ont été au coeur de cette révolution.

Parallèlement, un théâtre multidisciplinaire est né, intégrant la danse, la musique, la peinture et la sculpture. Gilles Maheu (Carbone 14) et Robert Lepage ont été les principales figures de ce mouvement. Leur talent a été reconnu à travers le monde. Plus récemment, un théâtre plus littéraire s'est imposé, principalement à travers Denis Marleau (Théâtre UBU), Daniel Danis (Cendres de Cailloux) et Normand Chaurette, auteur québécois dont la pièce Les Reines fut jouée en 1996 à la Comédie-Française.

ANEL 2010